Un impact sur l’environnement

Certaines informations ont été déterminantes pour moi…

Ainsi, le fait d’apprendre qu’il n y avait pas de « transparence » sur les produits, que la consommatrice-lambda que j’étais n’avait pas la possibilité d’avoir accès aux informations de base (détail des constituants d un produit) m’a vraiment chiffonnée! J’avais beau chercher sur l’étiquette du produit vitres, je n’arrivais pas à savoir s’il contenait ou pas des « éthers de glycols »…J’avais beau regarder à la loupe celle du produit vaisselle, je ne savais pas « de quoi » il était fait… Et je ne comprenais pas pourquoi « seul le personnel médical »pouvait réclamer la liste totale des ingrédients… Et pas moi (!?)

Un sentiment de perplexité grandissant, doublé d’un doute, m’ont gagnée…

Constater que :

- La plupart du temps, il n’y a pas de consensus entre les scientifiques

- Que les associations et ONG militantes considèrent, elles, que la législation est insuffisante(ne nous protège pas correctement)

- Que les industriels estiment plutôt qu’elle est amplement suffisante…

Tout ceci m’a amenée à regarder d’un œil nouveau mes produits d’usage courant…et à « chercher la petite bête » !

L’eau

Définition

L’eau, ce « bien commun », est nécessaire à la vie de tous :

vie du sol, plantes, animaux, poissons, êtres humains…De nombreuses controverses sur la qualité de l’eau et de l’eau potable du robinet en particulier ont alors attiré mon attention et m’ont permis de « remonter » toute la chaîne.

Le circuit de l’eau

Pour notre usage personnel, nous détournons de grandes quantités d’eau potable.

Mais quel est son itinéraire ? Voici quelques repères…

-A « L’aller »(les « eaux propres »)

1 – L’eau est prélevée dans la Nature (par fois très loin !) :

*rivières

*lacs (artificiels ou non)

*sources et résurgences

*nappes phréatiques

* nappes profondes d’origine fossile

* ou dessalement d’eau de mer/ ou /d’eaux saumâtres.

2 – L’eau est « traitée »

3 – Acheminée par les réseaux de canalisations (souvent enterrés).

4 – Jusqu’à la maison

où il n’y a « plus qu’à » se servir……ouvrir le robinet( !)

B. Au « retour«(les « eaux grises ou usées, résiduaires »)

1 – Des éviers de la maison, les eaux souillées partent vers

2 – Les canalisations (réseau d’égout).

3 – Et arrivent en « station d’épuration »

Là elle est :

*dégrillée

*dessalée

*dégraissée

*elle subit un traitement chimique « primaire » (oxygénation)

*puis un traitement chimique « secondaire » (séparation des boues)

*puis un autre traitement chimique

*elle est « clarifiée »

*décantée.

Au final les « boues d’épuration »restantes seront déshydratées:

4 – pour servir d »’engrais »(en agriculture) où seront brûlées (et les cendres stockées).

*La qualité de l’eau du robinet est déterminée en fonction d’une quarantaine de paramètres étudiés aujourd’hui.

On peut reconnaître qu’il y a eu d’énormes avancées en la matière…Pourtant, c’est à mes yeux insuffisant. Depuis que je sais qu’un certain nombre de substances chimiques problématiques ne sont pas du tout étudiées !

J’ai pris conscience qu’en plus des produits chimiques « caustiques »utilisés par les citoyens (ex des produits « déboucheurs » pour éviers ou WC des restes de cosmétiques et produits de jardin ou bricolage jetés dans l’évier etc. !) tout un tas d’activités se passent de réflexion ! Je me suis demandé pourquoi ces activités n’étaient pas « encadrées » : le bricolage individuel, le jardinage individuel ou encore le développement des photos (à la maison, et professionnelle ?), les rejets de produits de salons de coiffure… Si nous nous croyons « modernes » (voire « évolués ») dans les faits je crois qu’il nous reste beaucoup de travail en matière de respect de l’environnement et de la santé avant de pouvoir faire la « leçon » aux pays en voie de développement!

En résumé, « tout » ce que nous jetons par nos éviers chemine…et nous revient par des biais détournés.

Quelques chiffres parlants

CONSOMMATION

- En moyenne un consommateur français utilise 200 litres d’eau par jour (!)

- Seuls 7°/° de cette eau sont employés dans l’alimentation/boisson.

- 93°/° sont consacrés à l’hygiène (logement, corps, linge WC…).

TRAITEMENT DE L EAU

- 20°/° des français ne sont pas reliés au tout-à-l’égout mais ont une fosse sceptique.

Celle-ci n’élimine que partiellement les composants chimiques

- Un certain nombre de stations d’épuration ne seraient pas assez sophistiquées pour traiter correctement les déchets:

Selon UFC que choisir :

- 85°/°des substances surveillées (jugées prioritaires) seraient filtrées (environ 41 substances).

- 65°/°des substances non surveillées (non étudiées, non réglementées) ne seraient pas retenues.

- 70°/° des boues d’épuration seraient réutilisées en agriculture comme engrais, le reste incinéré (stocké)ou mis en décharge.

COÛT

- En 1995 : 56 milliards auraient été investis pour dispenser de l’eau potable aux citoyens.

- Le prix du mètre cube d’eau varie de 1,80 à5euros (le traitement de l’eau coûte aussi beaucoup d’énergie, 1m. Cube d’eau distribué nécessite plus de 1kWh : pompage, traitement, distribution, assainissement).

REPÈRES HISTORIQUES

- 1950 : éres stations d’épuration.

- Années 70 :

*Constat du phénomène d’eutrophisation des rivières,

*l’Europe impose les premières restrictions (dosages).

*20°/°seulement des eaux parisiennes sont traitées avant rejet.

- 1991 : Une directive européenne impose aux communes de plus de 2000 habitants d’être équipées d’installations de traitement des eaux usées.

- 2000 : l’Europe vote une « loi sur l’eau ».

- 2005 : la « biodégradabilité finale » des bases lavantes est déterminée (à 60°/° en 28 jours).

-2007 : interdiction des phosphates dans les lessives (seulement).

- 2010 : en cours, une négociation pour diminuer encore la « dose standard » de lessive.

A VENIR :

- 2012 : interdiction des phosphates dans les produits lave-vaisselle (domestiques seulement).

- 2013 : la loi sur l’Eau prévoit la mise en conformité des 5 millions d’assainissements non collectifs des foyers français non raccordés au tout à l’égout.

- 2018 : la loi sur l’eau prévoit que la France devra avoir atteint 64°/° de « bob état » pour ses masses liquides (au lieu de 100°/°prévu initialement).

Les déchets

Définition

L’augmentation constante de la démographie humaine, et pour les pays dits « civilisés », du phénomène accru de « surconsommation » sont responsables du casse-tête de la gestion de la surproduction des déchets.

Les déchets ménagers peuvent :

*être solides (flacons, emballages etc.)

*liquides (produits domestiques)

*ou gazeux (donc invisibles : gaz propulseur d’insecticides, de produits nettoyants etc.)

Les emballages servent, à la base, à contenir et à protéger la marchandise. Mais ils sont aussi devenus de vraies « vitrines » pour les fabricants (vecteurs de messages publicitaires).

CONSOMMATION

En France, chaque habitant produit environ 550kg de déchets/an.

- 59°/° d’entre eux seraient enfouis

- 32°/° incinérés

- seulement 9°/° recyclés.

A NOTER

- 12°/° des emballages concernent les produits d’hygiène

- 13°/° les produits d’entretien.

Les emballages représentent entre 30 et 50°/° du volume de nos poubelles : soit autour de 3500 emballages /ménage/an (=près de 5millions de tonnes de déchets).

LE DEVENIR DE NOS DECHETS

Une petite partie est donc recyclée et le reste enfoui ou incinéré. On disposerait de « centres de stockages » répartis-en :

- « classe 1 » : déchets ultimes et dangereux

- « classe 2 » : déchets ménagers et assimilés

- « classe 3 » : déchets inertes.

L’incinération (combustion à 500 degrés environ)

Brûler nos déchets provoque des émissions de substances chimiques. Bien que les fumées soient aujourd’hui filtrées, des éléments traces persistent. Ont été retrouvées ainsi certaines substances dangereuses telles que les dioxines : dans le lait de vache ayant brouté dans des pâturages sur lesquels elles se seraient déposées.

Le recyclage

Les plastiques, en particulier, sont nombreux. Et tous ne sont pas recyclables.

A ce jour seraient recyclés : les Pehd, PET, PVC.

Broyés, lavés, séchés, réduits en granulés ou en poudre, ils sont ensuite réutilisés.

A NOTER

- une bouteille de plastique laissée derrière soi, en l’état, mettrait entre 100 et 1000 ans pour se décomposer.

- le PVC est soupçonné de contribuer aux pluies acides et à la libération de dioxines lors de son incinération.

Les déchets « échappés »

En plus des déchets délibérément laissés en pleine Nature, un « continent » de petits déchets plastiques a été découvert par des scientifiques dans les Océans. Il occuperait une surface équivalente à celle du Texas. Ces déchets finissent en minuscules fragments qui sont ensuite ingérés par les animaux marins, et se retrouvent ensuite dans notre estomac (en bout de chaîne alimentaire)…

COÛT DE L ELIMINATION DES DECHETS

Il est plus important qu’on pourrait le croire. En plus des taxes d’enlèvement des ordures (TEOM) ou de redevance d’enlèvement des ordures (REOM* ) il faut comptabiliser le coût de dépollution des eaux, le coût des énergies nécessaires au fonctionnement des incinérateurs, les coûts de transports etc..(*). Un montant qui diffère, pour le consommateur, suivant qu’il habite la ville ou la campagne.

REPÈRES HISTORIQUES

-1975 : 1ères lois pour gérer l’élimination des déchets.

-1980 : 1ères collectes de déchets en milieu rural.

-1996 : 1ères lois pour lutter contre la pollution atmosphérique.

-1997 : les dioxines sont classées « cancérigènes » pour l’homme.

-2002 :

* Fin des « centres d’enfouissement techniques »(sauf déchets ultimes)

*La France est condamnée par l’Europe pour ne pas avoir mis en conformité son parc d’incinérateurs (tel que l’imposait la directive de…1989 !).

-2010 :

Les ¾ des départements français verraient leurs installations saturées…Faute d’avoir construit de nouveaux incinérateurs et décharges supplémentaires 26 départements seraient déjà dans l’obligation d’exporter leurs déchets sur d’autres départements…

Qu’est-ce qui est « biodégradable » ?

Définition:

C’est un terme récent ! Il faut distinguer :

1-LA BIODEGRADABILITE « NATURELLE »

Il s’agit là du cycle de la Vie. Des micro-organismes (bactéries, champignons..) co- existent depuis des millions d’années et jouent un rôle fondamental dans le recyclage global de la matière. Les résidus des uns sont réutilisés par les autres et ainsi de suite jusqu’à « dégradation complète des composés en dioxine de carbone et en eau ».

2-LE CONCEPT MODERNE De« BIODÉGRADABILITÉ »

De nos jours, on qualifie de « biodégradable » une substance dont la décomposition en éléments divers est dépourvue « d’effets dommageables sur le milieu naturel ».

MISE EN GARDE

- Un matériau dit « biodégradable » n’est pas à considérer-systématiquement-comme « écologique » !

*Il existe en effet des matériaux biodégradables issus du pétrole par ex…

*Un sac en « amidon végétal » (ex : maïs) peut être issu…de maïs transgénique…(le maïs est par ailleurs très gourmand en eau)

Un sac est « compostable » mais non biodégradable si laissé dans un endroit en dessous d une température de 55 degrés…

Car il faut de l’humidité et une certaine température (60° en général) pour qu’il se dégrade…

- Les composés chimiques« inertes »ne sont pas pour autant sans impact sur l’environnement.

Exemple des « silicones »qui ne sont ni « polluantes », ni « toxiques » mais sont totalement non biodégradables…et persistent indéfiniment dans l’environnement (elles sont très présentes dans les cosmétiques, produits capillaires, cires et cirages etc.).

A SAVOIR

Les composés « synthétiques »(nouveaux), que nous répandons depuis plusieurs décennies dans l’environnement par le biais de voies multiples ( usage agricole, industriel, domestique..) sont eux très lents et difficiles à «digérer» par l’environnement, voire impossibles à éliminer…

Qu’est-ce qui est « compostable » ?

Définition

Est défini comme « compostable » un produit qui – en principe – se dégrade biologiquement sans « dégager de produits toxiques » lorsqu’il est mis au compost.

A SAVOIR

A propos des sacs plastiques et de la recherche :

- Le « polyéthylène vert »inventé au Brésil serait synthétisé à partir de végétaux ou d’éthanol issu de canne à sucre.

- Les « bio polymères »(PHA) d’Italie, présenteraient l’avantage de ne pas être du tout utilisateurs de pétrole, mais de micro-organismes.

RAPPEL

- Le « sac en amidon de maïs » ne serait que partiellement en plastique végétal (30°/°) . Les 70°/° autres étant…d’origine pétrolière. Il serait biodégradable mais responsable aussi d’une forte eutrophisation des eaux…

- Un produit « biodégradable » n’est pas forcément « compostable » ! (ex des journaux qui contiennent des encres de couleurs avec métaux lourds….)

Les substances chimiques sujettes à controverse…

Avant d’énoncer les données trouvées, je propose un survol du sujet:

TABLEAU-MEMO

*Dans les produits d’entretien

-les bases lavantes(les »T.A ») sont accusées d’ : interférence /destruction de la faune, flore aquatique , pollution de l’eau potable

-les anti calcaire sont accusés de :dégradation du littoral (marin, forestier)

-agents de blanchiment sont accusés de:utilisation de pétrole, déforestation (non gérée), eutrophisation des rivières

-les conservateurs et solvants sont accusés de:bioaccumulation des substances toxiques, effets cocktail, apparition de germes super résistants, expérimentation animale etc.

*Les auxiliaires :

-Emballages/gants ménagers/lingettes/éponges etc

sont accusés d’: accumulations de déchets, utilisation de pétrole, utilisation excessive de forets, dégagement de dioxines, accumulation des substances toxiques, apparition de germes super resistants etc

Les substances chimiques

qui questionnent

L’aspect environnemental

1- LES ANTI CALCAIRE (ou « agents chélatants », « séquestrant»..)

- LES PHOSPHATES

Ce sont les principaux antis calcaires, utilisés depuis des décennies. Ils ne seraient pas toxiques en eux-mêmes (le phosphate est un élément majeur pour les organismes vivants) mais leur action « adoucissante » sur l’eau se poursuit aussi après le rejet. Ils génèrent alors une prolifération d’algues appelée « marée verte» : c’est le phénomène d’eutrophisation des rivières. Les algues appauvrissent l’eau en oxygène et la faune aquatique s’asphyxie…Malgré l’interdiction des phosphates dans les lessives..en 2007 (c’est-à-dire près de 40 ans après les premiers constats!), à ce jour, les phosphates sont toujours autorisés dans les produits pour lave-vaisselle…

- L’E.D.T.A (l’acide éthylènediamin et étraacétique)Il est utilisé en substitut aux phosphates (ou par ailleurs en anticoagulant dans les flacons de prélèvement sanguin) mais s’avèrerait plus critiquable encore qu’eux : formant, avec les métaux lourds, des complexes toxiques.

- Le N.T.A (l’acide nitrolotriacetique)Il libèrerait, lui, les métaux lourds des sédiments des rivières et ne se dégraderait pas dans les cours d’eau.

2-LES AGENTS DE BLANCHIMENT

-LA JAVEL (Solution d’hypochlorite de sodium+de l’eau+sel résiduel du procédé de fabrication)Appelée aussi « agent de blanchiment chloré ».Elle est utilisée pour son action désinfectante ou décolorante car…elle rend les tâches invisibles !En France, elle n’est pas réservée au seul usage des hôpitaux, ce que je déplore. Il me semble qu’elle est utilisée en effet de façon tout à fait excessive et avec beaucoup de méconnaissance (sur les modes d’utilisation…). Elle serait du coup responsable pour partie de la mutation des germes qui deviennent « super existants » (ou organismes chloro-existants)

ATTENTION

- SANTE

L’eau de Javel est toxique et corrosive. Elle provoque des brûlures sur la peau, les muqueuses (les yeux notamment), surtout sous forme concentrée. Son inhalation peut provoquer une réaction respiratoire (irritation bronchique, avec œdème dans les cas graves accompagné d’une baisse de la pression partielle de l’oxygène dans le sang) se manifestant par une dyspnée (manque de souffle, sensation d’étouffement) et une toux (qui peut persister plusieurs années).

ENVIRONNEMENT

L’eau de Javel est un puissant biocide nécessitant des précautions pour sa manipulation et pour éviter les rejets de ce produit dans la nature. Les eaux javellisées et extraits concentrés de Javel oxydent la matière organique qu’elles rencontrent en étant susceptibles de produire des organochlorés toxiques et de nombreux produits de dégradation (chlorures) et métabolites lorsqu’elle a été ingérée par des animaux ou autres organismes aquatiques. L’effet toxique sur la faune est donc persistant en se transmettant via la chaîne alimentaire. Il semblerait que ces transformations soient cancérigènes et mutagènes.[]

VOUS N ETES PAS DÉCIDÉS A NE PLUS EN UTILISER ?

Instruisez-vous, avant de l’employer, pour minimiser les dégâts !

*Certains ne l’ont pas encore compris, (svp répétez le autour de vous) :l’eau de Javel n’est pas un détergent, et ne lave donc pas !

* L’eau de Javel est commercialisée sous plusieurs niveaux de dilution. La quantité de chlore est exprimée en pourcentage de chlore actif (c.a.).On trouve par exemple des « bouteilles d’eau de Javel » à 2,6 % de chlore actif et des « berlingots » d’eau de Javel concentrée à 9,6 % de chlore actif. Sous forme liquide (bouteille), elle se conserve au moins un an. Sous forme concentrée (berlingots), elle ne se conserve pas plus de deux mois et demi/trois mois. (Amener en déchetterie ceux que vous ne garderez pas, ne les jetez pas dans l’évier, le jardin ou les WC…. !)

*Les « pastilles d’eau de Javel » sont en fait des pastilles de dichloroisocyanurate de sodium. Lorsque ces pastilles sont dissoutes dans l’eau, le dichloroisocyanurate de sodium réagit avec l’eau pour donner de l’hypochlorite de sodium et de l’acide cyanurique.

*L’eau de Javel doit être conservée à l’abri de la lumière et de la chaleur. Ne jamais être diluée dans une eau chaude (dilution à l’eau chaude est dangereuse) .Ne jamais être mélangée à un autre produit (sous peine d’émanations toxiques possibles !). Ex : Combinée à l’ammoniaque (présent dans certains produits de nettoyage), elle produit des chlora mines (avec éventuel dégagement d’azote). Combinée à des acides, par exemple des acides chlorhydrique ou sulfurique ou même des acides doux présents dans certains produits de nettoyage ou décapants, elle réagit violemment en émettant de la vapeur de chlore, très toxique (du vinaigre ou du jus de citron suffisent à produire ce type de réaction).

- LE CHLORE Il est utilisé pour le blanchiment du linge et des auxiliaires (essuie tout, papier WC, kleenex..).Il génèrerait des toxines (de type « organochlorés ») que l’on retrouve dans les cours d’eau et qui ne seraient pas biodégradables..

- LES AZURANTS OPTIQUES (ou « agents fluorescents ») Ils servent à…faire croire que le linge est « plus blanc » (si, si !) En reflétant la lumière (les UV) et en réfléchissant une lumière bleue. Ils ne seraient pas biodégradables. L’explication « technique » : « un agent azurant est une molécule qui absorbe les rayonnements électromagnétiques ultraviolets entre 300 et 400 nm de longueur d’onde et réémet ensuite cette énergie par fluorescence dans le visible entre 400 et 500 nm. Cette particularité a un intérêt lorsque l’agent est combiné à certains matériaux nécessitant ou recherchant une certaine blancheur. En effet, certaines fibres naturelles telles la cellulose ont tendance à absorber dans le bleu et ont par conséquent un aspect jaunâtre. Afin de corriger ce problème, un agent azurant peut être ajouté afin de compléter la gamme de lumière visible et de donner ainsi au matériau un « éclat de blancheur ». En effet, la couleur blanche vue par l’œil humain est une combinaison de toutes les longueurs d’ondes du visible ».

-LES BORATES (ex du »perborate de sodium ») Ils libèreraient du bore, très nocif pour la flore aquatique.

3-LES CONSERVATEURS

-LES AMONIUM QUATERNAIRES (termes se terminant par : « ..monium »-« ..chloride »-« ..bromide »…) Les biocides en particulier seraient dangereux pour le milieu (action contre les champignons) et peu biodégradables.

-LE TRICLOSAN

C’est un agent antibactérien (« à large spectre ») très puissant qui serait toxique pour les organismes aquatiques et génèrerait lui aussi des germes super résistants.

4-LES SOLVANTS

-LES PHTALATES Seraient très polluants ; non biodégradables (et mis en cause dans certains types de cancers chez l homme)

-LE NITROZENE Serait toxique pour faune et flore aquatique

-LES BENZÈNES (ex : 1-2 Di chlorobenzène) Seraient très toxiques pour faune et flore aquatique et favoriseraient les résistances bactériennes.

5-AUTRES

-LA SOUDE

Comme elle est très basique, elle augmenterait le pH des eaux résiduaires déversées dans les cours d’eau. Ce qui entraînerait l’asphyxie de poissons.

-L’AMMONIAQUE

Serait responsable de l’acidification de l’eau et des sols, elle. Ce serait aussi un facteur favorisant les pluies acides.

-ZOOM SUR LES BASES LAVANTES (Ou « T.A »)

Puisqu’elles constituent l’ingrédient majeur de nos produits d’entretien, les bases lavantes sont consommées en quantités astronomiques !2,5 MILLIONS de tonnes juste pour l’Europe. Et 10 millions de tonnes dans le monde chaque année.

La législation actuelle exigerait une biodégradabilité « finale » de 60°/° en 28 jours (pour l’Europe). Si cet ingrédient est soumis, lui, à contrôle, la réglementation actuelle ne semble absolument rien imposer pour l’ensemble des autres substances composant les produits ( ?!)dont on sait qu’ils sont susceptibles d’interférer sérieusement avec le milieu (aquatique en particulier : modifications hormonales, déclin de populations etc.)

A NOTER

- La dégradation du Littoral méditerranéen et forestier était déjà signalée dans les années 70 par certains scientifiques(les TA non dégradés s’installant à la surface de l’eau et revenant sous forme d’embruns marins sur le littoral : dissolvant la protection des feuilles de nombreux arbre «  phénomène de « nécrose »)

- Les T.A dits « éthoxylés » seraient non biodégradables.

- Certains T.A d’origine « naturelle «sont critiquables !

Le SLS, par ex, est issu de l’huile de palme. Celle-ci serait à l’origine de destructions massives de forêts primaires en Asie (Indonésie, Malaisie, Philippines..).Les producteurs qui se trouvent face à une forte demande, préfèrent faire de l’huile de palme en « intensif »au détriment de cultures vivrières. De plus, ces productions ne seraient pas gérées de façon durable…

6-LES AUXILIAIRES (Éponge, gant, sac poubelle, sopalin, papier WC, etc) En plus des produits ménagers en tant que tel, le petit matériel d’hygiène, utilisé au quotidien, génère des pollutions. D’une façon générale, posent question :

-le recours systématique au pétrole

-l’impact des modes de production (utilisation de nombreuses substances chimiques polluantes-consommation d’énergie, d’eau, de pesticides etc.)

-la quantité grandissante de déchets produits

-LES LINGETTES

Introduites dans les années 2000, elles sont venues bouleverser nos habitudes, anéantissant chez certains le peu de motivation restante pour faire le ménage( !)Car désormais « un coup de lingette et c’est bon »…croit-on  à tort!40°/° des foyers français en utiliseraient en y voyant un gain de temps (et une économie d’eau pour certains) Mais la production de lingettes induit l’utilisation de grandes quantités de forets (« pulpe de bois ») et d’eau…De plus, elles contiennent un grand nombre de substances chimiques polluantes (dont les conservateurs etc.)Elles génèrent aussi de 3 à 6 fois plus de déchets…

-LES ÉPONGES

Nous en consommerions environ 74 millions par an…Il en existe de toutes les formes et de toutes les couleurs, des « parfumées », des « ergonomiques » etc. !Si on croit les connaitre, dans les faits peu de personnes savent de quoi elles sont faites et à quelle catégorie elles appartiennent.

*Les éponges les plus courantes sont les éponges synthétiques. Elles sont en mousse de résine, issu du pétrole. Elles ne se dégraderaient pas .Et l’adjonction d’une colle spéciale capable de résister à l’eau majore son impact écologique. Colorants, parfums de synthèse, traitements chimiques et antibactériens (à base de triclosan !) font partie des points noirs de cet accessoire.

*Les éponges de synthèse végétale, sont en viscose : issues de fibres de cellulose, qui est obtenue à partir de pulpe de bois ( voire de carton).Elle n’est pas « naturelle » au sens où l’on pourrait l’entendre car pour obtenir son aspect particulier, elle nécessite elle aussi de nombreux traitements chimiques( !) et peut contenir des antibactériens. Une utilisation excessive de pulpe de bois viendrait contribuer au problème de l’exploitation des forets non gérées « durablement »…

*Les éponges « naturelles »sont d’origine animale. Elles viennent du milieu marin et sont utilisées depuis la nuit des temps. Mais dans notre culture, nous sommes habitués à la « réserver » aux usages corporels (ex :éponge pour toilette de bébé)alors qu’elle a sa place en cuisine.

*Les éponges « naturelles végétales » qui poussent au jardin ! Elles sont issues de la « courge éponge » (loufa). Dans l’esprit collectif elle est « réservée » à des usages corporels (comme « gant de crin » : exfoliante, j’en profite pour dire ici qu’elle ne doit pas être utilisée de la sorte sur une peau de bébé !) mais en fait elle a de multiples usages !

-LES ACCESSOIRES EN PULPE DE BOIS

(Essuie tout, pinces à linge ou papier WC, mouchoirs ou serviettes en papier, lingettes etc.)

-L’emploi excessif de forets pour la production de ces accessoires « jetables » est à l’origine de bouleversements dans les pays d’Asie. L’utilisation de forêts primaires est dénoncée.

-L’emploi d’adjuvants de type chlore, produits antibactériens (trichlosan, etc.) vient s’ajouter aux critiques.

ZOOM SUR LES PINCES A LINGE

Ici c’est l’abandon total de l’utilisation du bois au profit du plastique qui est mise en cause : les épingles en plastique générant bien plus de déchets que leurs prédécesseurs. Le recours épingles à linge en bambou et en bois de type « FSC » (géré durablement) apparait comme une alternative intéressante.

ACCESSOIRES EN TEXTILE (torchons, serviettes, tablier, nappe..)

Encore marginale, la question du type de textile risque fort- dans les années à venir- de devenir une question « banale » et pleine de bon sens..Car la production de coton (qui est la fibre la plus utilisée) t’elle qu’elle est produite actuellement, est responsable d’une grande pollution des eaux et des sols.

ATTENTION aux « faux amis » !

Ces collections de torchons et autres accessoires nouveaux, « tendance », qui prétendent être « écologiques » parce qu’ils utilisent du bambou par ex. Ne le sont pas ! Il s’agit de « viscose de bambou » en fait, qui est très polluant à la fabrication !

Zoom sur le papier WC

Je le mets dans cette rubrique car personnellement, plutôt que d’utiliser du « sopalin », j’utilise du papier WC (écologique) pour dégraisser (ex: papier qui me sert à dégraisser les poêles avant de les laver et qui est jeté à la poubelle car les graisses alimentaires sont source de pollution dans le réseau d’eau…) Chaque européen consommerait environ 13 kg de papier toilette par an! En France, ce marché représenterait autour de 625 millions d’euros..Et chaque jour, ce sont 27 000 arbres qui seraient utilisés pour nos besoins…L’association internationale du WWF a lancé une étude sérieuse pour déterminer précisément l’impact de ce produit (recours au chlore pour le blanchiment, utilisation d’eau, d’énergie, etc.)

Question annexe

La question de l’expérimentation animale

Je souhaitais aborder cette question car, pour moi, c’est une question dérangeante que de penser qu’on a recours à l’expérimentation animale pour tout ce genre de produits d’usage courant…A ce jour je ne crois pas avoir vu de label de type « ONE VOICE »-comme il existe en cosmétiques- pour les détergents. Les informations que j’ai lues sur ce sujet me semblent contradictoires. Contrairement à ce que je croyais, la mention « produit non testé sur les animaux » est équivoque…Si j’ai bien compris, cette mention peut être appliquée si le « produit fini » n’a pas été testé. En revanche, elle n’est pas remise en cause si tous les ingrédients (matières premières) utilisés l’ont été, eux, par les fournisseurs! Les « nouveaux ingrédients » auraient pour leur part l’obligation d’être testés sur les animaux.

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