Avertissement

Avertissement

Il y a quelques années, j’étais incapable de dire de quoi se composaient mes « produits d’entretien » ni ce qui se passait une fois que les « eaux usées »quittaient la maison… Je n’avais qu’une vue partielle des choses. Et tout ceci me « dépassait »( !)

C’est un intérêt pour l’eau qui m’a conduit, au fil des recherches, à découvrir l’ensemble du périple d’un détergent. Et à prendre en conscience de la « portée » de mes gestes du « quotidien ».

En remontant l’historique, j’ai réalisé qu’il y a seulement une soixantaine d’années que nous avons ce « mode de vie » là… Que nos grand-mères allaient chercher de l’eau à la source puis au puits il n’y a pas si longtemps que cela. Mais, après la seconde guerre mondiale, des avancées fulgurantes vont métamorphoser les pratiques. La prospérité de l’industrie chimique reposera en partie sur la « production de masse ». Et les  produits de consommation courante « modernes »seront encensés, grâce à la publicité (premier support de communication pour véhiculer de nouvelles « valeurs « ) Très vite, les placards de nos maisons seront envahis d’une kyrielle de produits « nouveaux » et séduisants. Praticité et abondance l’emportent ainsi sur les « anciennes » habitudes, faites de bon sens et de parcimonie.

Pour ceux qui (comme moi) sont « nés dedans »il y a donc aujourd’hui comme un « air d’évidence », d »’ordre des choses » à utiliser « ces » produits là. Pour ma part, le questionnement, la « remise en cause » et le changement, ont, du coup, pris du temps… Auparavant, l’idée de « pollution » générée par les produits d’entretien se résumait juste (je le croyais du moins…) à « l’excès de phosphates »rejetés dans les rivières : qui occasionnent le phénomène d’eutrophisation des rivières(*)

Il m’a fallu, personnellement, un certain nombre d’années, de lectures, de rencontres, pour que mon attention soit vraiment attirée sur leur potentielle dangerosité ! J’ai découvert alors (avec étonnement) que ces dernières décennies, les choses se sont vraiment complexifiées. Qu’en plus des rejets agricoles, industriels ou spéciaux (ex: déchets d’hôpitaux) « mes » rejets domestiques contribuaient à :

-la pollution environnementale (et en particulier de l’eau)

-la pollution intérieure de la maison

-l’apparition de problèmes de santé humaine.

Après de nombreuses recherches, il m’a semblé qu’aucune évaluation scientifique n’existe à ce jour concernant l’impact réel des détergents  sur l’environnement et la santé(qui prendrait en compte « l’ensemble » du cycle de vie des produits). Je le comprends aisément : quand je réalise que la Science ne peut établir que des « vérités provisoires »qu’elle réajuste continuellement (avec le secours d’instruments de mesure chaque fois plus performants). Etant donné qu’elle ose aujourd‘hui « mettre en débat » public ses incertitudes, étant donné que toutes les études et analyses ne « convergent » pas, nous avons tendance, en tant que consommateurs, à ne plus savoir qui croire, que penser… !

Il est important pour moi de préciser que les données que j’expose dans cet ouvrage sont issues de (laborieuses) recherches personnelles… Je ne suis pas, pour ma part, une « spécialiste » de la question. Simplement une citoyenne très curieuse (soucieuse de « comprendre » pour pouvoir« changer »). Je ne peux donc pas prétendre, objectivement, que toutes les informations recueillies sont « exactes » au sens le plus scientifique du terme. Néanmoins elles apparaissent dans des sources variées.

Le but de ce « livre » est de contribuer à une espèce d »état des lieux » qui reste d’ailleurs à établir en la matière. Et de relayer l’information glanée. Il me semble important de préciser enfin que le « changement »est une affaire personnelle !Certaines métamorphoses sont « simples » pour certains, mais « difficiles» ou « inconcevables »  pour d’autres. Nous n’avons pas tous les mêmes exigences ou références et il ne s’agit pas de tomber dans une forme de « dictature du tout -écologique « !Simplement de présenter un panel d’options souvent méconnues.

Chez nous, le changement se fait par « paliers » .Je passe pour ma part par plusieurs phases d’exploration avant d’adopter une nouvelle habitude. D’une façon générale nous alternons entre les produits fait-maison et l’éco dosage de produits écologiques. Et nous n’avons pas forcément les mêmes choix, avec mon mari !Chacun fait donc à sa façon. Pour faire la vaisselle -par exemple- il préfère l’éco dosage  du produit « écologique », je préfère le savon de Marseille. Chacun doit pouvoir trouver « sa »formule…et laisser l’autre libre de ses choix. J’insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas pour moi de mettre des produits « en compétition ».Mon premier livre –dans sa version (finale) : celle d’aujourd’hui, est parfois mal interprété par certains. Il synthétise quelques options et recettes minimalistes mais ne prétend pas que « telle formule » est « meilleure » que d’autres ! J’ai mes préférences, je « hiérarchise » selon mes critères, mais il n’y a pas à mes yeux de « vérité absolue ». Chacun fait en fonction de son mode de vie, de ses croyances, de ses priorités. J’accorde la même importance à tous les types de changement. L’essentiel -à mes yeux- étant de réduire notre impact en matière de pollution chimique, quels qu’en soient les moyens…

Alors que le premier livre est assez « ludique », ce 2eme livre est « l’envers du décor » (des produits ménagers).

Il est composé de 2 recueils :

- le premier s’intitule »agir»

- et le second »comprendre »

Bonne lecture

Laetitia Royant

Mars 2010

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