I/ Quelques repéres

QUELQUES REPERES

« Nous commençons à comprendre  lorsque nous n’acceptons pas le monde tel qu’il parait »ALAN  KAY

COMPRENDRE

-1-L’ETAT DES CONNAISSANCES

Depuis des siècles, la toxicologie reposait sur un précepte de base qui tient en une phrase : « C’est la dose qui fait le poison » Paracelse  (dépassement de la « dose admissible »)

Mais on sait aujourd’hui que les choses sont plus complexes qu’elles ne le semblaient. Grâce à des outils d’expertise de plus en plus performants, on réalise que cette notion de « seuil d’exposition » à une substance toxique est insuffisante. Certaines substances pouvant agir à de très faibles doses suites à un exposition chronique et certaines périodes de la vie étant désormais envisagées comme des « phases critiques » (« état »de fœtus , de jeune enfant, de femme enceinte)

Certaines substances étant considérées comme plus critiquables que d’autres.

Au siècle dernier, le développement extraordinaire de l’industrie chimique a changé tout notre « environnement ». Le volume de substances chimiques produit dans le monde serait passé de 1 million à 400 millions de tonnes, annuelles. Ces substances-inventées pour « améliorer » la vie quotidienne- sont malheureusement à l’origine de pollutions insidieuses, multiples.

Après chaque découverte scientifique, il s’écoule un certain temps avant que les données ne soient « intégrées » dans nos vies, au quotidien. Entre ce moment du diagnostic (d’un problème sanitaire)et le moment où l’opinion publique «digère» les nouvelles connaissances, mais aussi entre les découvertes et le moment où des décisions politiques et sanitaires sont prises..

En attendant donc les futures décisions sanitaires, qui ne manqueront pas d’arriver(en témoigne par ex. la récente décision concernant l’interdiction de production de biberons contenant du Bisphénol A) cet ouvrage invite au changement de certaines de nos pratiques, en toute simplicité !

-2-L’HABITAT POLLUE

Un grand nombre d’entre nous avons encore du mal à envisager notre logement (notre « cocon », synonyme de sécurité) comme un environnement potentiellement « à risque »…

Pourtant, depuis la seconde guerre mondiale, ce sont plus de 100 000  substances chimiques qui ont été mises sur le marché. Celles-ci sont intégrées à une multitude de nos produits de consommation courante. Et elles constituent une source d’exposition quotidienne, sournoise, car invisibles et inodores pour la plupart. Certains scientifiques parlent de « pandémie silencieuse »…L’exposition du fœtus et du nouveau-né aux substances chimiques industrielles de l’environnement et de l’habitat pourrait endommager certains organes ou le cerveau en cours de développement.A ce jour, nous n’en sommes qu’aux balbutiements concernant la recherche et l’établissement des liens de « cause à effet ». Mais l’intérêt pour ce sujet n’a jamais été aussi fort.Dans notre mode de vie actuel, nous passons bien plus de temps dans nos intérieurs qu’autrefois (« l’intérieur » comprenant : la maison mais aussi la voiture, le bureau, les transports en communs etc. !) Les études actuelles sur « la qualité de l’air intérieur » révèlent que, contrairement à ce qu’on pourrait croire, celui-ci est de 3 à 5 fois plus pollué que l’air extérieur…Ceci est lié au fait que les facteurs se surajoutent les uns aux autres : multiplications des substances chimiques dans la maison (détergents, cosmétiques, matériaux de déco et d ameublement, peintures etc.), absence d’aération quotidienne, isolation très performante…

-3-LA VULNERABILITE PARTICULIERE DE L ENFANT

Les périodes les plus cruciales pour le fœtus sont les tous premiers jours de la conception et la période d’ »organogenèse « entre le 20e et le 100e jour :4e mois(phase de multiplication)

Ce n’est que depuis une dizaine d’années environ que les experts de santé publique se préoccupent de l’exposition des enfants aux substances chimiques. On dit aujourd’hui que la période de « développement fœtale » et une « période critique » :le passage des contaminants chimique de la mère à l’enfant étant avéré.

Les scientifiques sont particulièrement attentifs aux substances chimiques ayant une capacité de perturbation hormonale.

La « période enfant » (comme le dit A.Cicolella) est définie comme allant « de la conception à l’adolescence » est, elle, particulièrement sensible, en partie du fait de « l’immaturité de ses défenses ».

Ainsi, certaines étapes d’élaboration de l’organisme sont fondamentales :
-Au stade embryonnaire (8 semaines à partir de la fécondation)
*Du 21éme au 56éme jour, c’est la formation des organes qui est en jeu.
Certaines malformations seraient la conséquence de dose d’exposition à des substances toxiques (même lorsque c’est une dose d’exposition « unique » : exemple des « éthers de glycol »)
-A la naissance

*Seules 80°/° des alvéoles pulmonaires sont formées. Et la fonction rénale n’est pas aboutie avant l’âge des 6 mois (elle a pour fonction l’élimination)

L’enfant réalise de nombreux échanges avec son milieu. De ce fait, il est plus exposé aux polluants que les adultes. A poids égal, il boit environ 2 fois et demie plus d’eau et mange de 3 à 4 fois plus

-4-LA SENSIBILITE DE LA FEMME ENCEINTE ET ALLAITANTE

C’est par le sang du cordon ombilical, le placenta et le liquide amniotique que la majeure partie des substances critiques sont involontairement transmises de la mère à l’enfant.

Le corps humain est ainsi fait qu’il a tendance à « stocker »certaines substances polluantes dans ses graisses. Un stockage inactif dans un premier temps, mais lors de périodes d’amaigrissement ou de grossesses, les tissus adipeux les libèrent.

C’est parce que la majorité des polluants chimiques n’a été qu’insuffisamment étudiée que nous n’avons –pour le moment-qu’une compréhension partielle de l’impact négatif de chacun d’eux… Mais un certain nombre de problèmes sont déjà connus et documentés au niveau international, qui nous donnent envie d’agir, avant les « reformes » officielles…

«Les effets négatifs induits par les expositions toxiques affectent rarement nos statistiques sanitaires habituelles : car ils se manifestent lentement et mettent des années à être détectés »Pr Grandjean .

 

AGIR

PLAN D ACTION !

Face à la découverte de « mauvaise nouvelles » beaucoup se sentent abattus…Colère ou culpabilité apparaissent alors chaque fois qu’on utilise tel ou tel produit.La plupart du temps, si nous saisissons rapidement les enjeux, nous ne savons pas pour autant « comment » changer, « que »faire …

Il existe pourtant tout un tas d’attitudes possibles et de produits « alternatifs » !

Afin de prendre en compte la réalité de chacun, les rubriques qui vous sont proposées et qui s’intitulent « AGIR » déclinent 3 type d’options à chaque fois.

Il s’agit par là de montrer que nous sommes tous différents, certes, mais que tout changement, aussi « minime » soit il, porte ses fruits !

Ainsi :

-L OPTION 1      « ON N’EST PAS ECOLO MAIS ON EST CURIEUX ! »

envisage la situation des parents /ou co éducateurs qui ne sont pas prêts à « changer de produits ou de marques » mais consentent à modifier certains de leurs comportements

-L OPTION 2      « ON S’MET AU VERT! »

envisage la situation des parents /ou co éducateurs qui sont prêts à essayer / adopter de nouvelles alternatives « vertes »

-L OPTION 3     « ON ASPIRE AU MNIMALISME! »

envisage la situation des parents /ou co éducateurs qui sont en quête de recettes maison et de minimalisme

Bonne nouvelle !

La grossesse est souvent une occasion en or pour « changer », améliorer les petites habitudes…On peut s’en saisir pour réviser ses choix…

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